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René Moncorps

Un grand bout de ma vie


Après la lecture de son texte, écoutez sa voix dans le podcast qu'il partage avec Axelle !


Crédits photo : Cécile Lombardie - Aparté Studio
Crédits photo : Cécile Lombardie - Aparté Studio

J’avais 18 ans. Je venais du Pays de Redon et venais d’être embauché au garage Citroën de Saint-Malo. Je ne connaissais personne. Au bout d’une semaine, je me suis rendu compte que mon salaire ne me permettrait pas de payer la pension que j’avais prise à Rocabey.


On m’a alors parlé d’un nouveau Foyer de Jeunes à Courtoisville. J’y suis allé, et j’y suis resté deux ans. J’y ai rencontré des amis, nous étions logés dans des chambres à trois lits. J’ai aussi commencé à militer dans les mouvements de jeunesse. L’été, nous dormions dans le clocher de la chapelle - le rêve ! Nous étions libres d’aller nous promener sur la digue… et d’y croiser des petites Anglaises !


À mon retour du service militaire, le Père Varangot m’a proposé de revenir au Foyer, cette fois comme jeune animateur. J’ai accepté sans hésiter. J’y ai passé neuf années : j’ai suivi des stages, pris des responsabilités, et surtout appris à travailler en équipe. J’ai compris que chacun portait en lui un vrai potentiel. 


À cette époque, l’Auberge de Jeunesse se développait. Nous emmenions des groupes d’Allemands « cueillir » les moules sur les bouchots, les pieds dans l’eau. Le soir, c’était la fête, avec les produits de la journée, dans un petit bistrot du Vivier-sur-Mer.


Puis il y a eu une pause de seize ans. J’ai quitté l’association pour découvrir d’autres horizons. En 1986, Robert Duvivier m’a proposé de revenir, cette fois au Conseil d’Administration, comme vice-président. Pendant treize ans, j’ai travaillé à ses côtés - lui à Paris, moi sur le terrain local. Robert, grande figure du syndicat CFTC, a profondément marqué cette période.


J’ai ensuite pris la présidence de l’association en 1999, jusqu’en 2011. Le Conseil d’Administration était très uni, et ensemble, avec les directeurs successifs - Geneviève Baslé, Guy Guenroc, Thierry Fauchoux - nous avons mené de nombreux projets.


Dès le départ, je m’étais promis de faire évoluer nos méthodes, tout en restant fidèle à la ligne tracée par nos prédécesseurs : soutenir et aider les jeunes, particulièrement les plus fragiles, dans leur apprentissage de la vie. Et si, parfois, nous étions tentés d'y déroger, la vice-présidente Monique Varangot était là pour nous rappeler le chemin…


Pour moi, l’association Ty al Levenez, c’est une histoire de plus de trente ans, jalonnée d’étapes, d’engagements et de belles rencontres.


 
 
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