top of page

Marie Levêque

Un esprit familial


Crédits photo : Cécile Lombardie - Aparté Studio
Crédits photo : Cécile Lombardie - Aparté Studio

La manière dont j'ai pris contact avec le Foyer des Jeunes Travailleurs est tout à fait surprenante. Avec mon mari, Hubert, nous étions alors jeunes mariés, sans enfant, installés dans un petit logement sans véritable confort. Le week-end, nous retournions souvent à Lanhélin voir nos familles. Comme nous connaissions un jeune hébergé au Foyer, il nous arrivait de le raccompagner en voiture.


Un jour, il nous apprit qu’un poste de lingère - lavage, repassage, couture - était à pourvoir. À cette époque, Hubert travaillait à l’Imprimerie Billon, à la confection de chèques, avec des horaires décalés. Il avait donc du temps libre, et moi, l’envie de reprendre une activité.


Je me suis présentée sans tarder. L’Abbé Patrick Varangot me reçut et me proposa une semaine d’essai. Au bout de trois jours, il me confirma mon embauche en CDI et nous proposa de venir vivre au Centre. Nous avons emménagé au premier étage du bâtiment Ty Gwen, aux côtés de deux autres familles - les Rouillé et les Moncorps - et de Bernadette, la sœur du Père Varangot, qui s’occupait également de la lingerie.

Une quinzaine de jeunes restaient sur place le week-end, sur un effectif d’une quarantaine. Nous assurions les repas du samedi et du dimanche, et le soir, sans télévision à la maison, nous la regardions avec eux dans la salle commune. Les trois familles se relayaient pour les tours de garde.


De 1965 à 1970, nous avons vécu au Foyer cinq années chaleureuses, dans une belle entente avec les résidents et beaucoup de respect mutuel. Nos deux aînés, Stéphane et Isabelle, sont nés dans cet appartement, parfaitement adapté à notre vie de jeunes parents. Hubert, bricoleur et toujours disponible, aidait volontiers les jeunes et rendait de nombreux services au Centre. Quand notre troisième enfant est arrivé, nous avons fait construire une maison au Lévy, à Saint-Ideuc, avec l’aide de l’Amicale Habitation.


Nous gardons un souvenir ému de ces années au Foyer - une véritable expérience de vie commune, un peu la mixité sociale avant l’heure.


 
 
bottom of page